11.05
2011 Activités

Que vous soyez un amoureux de la randonnée au long cours ou un partisan farouche du moindre effort, forte de ses 800 partenaires et de ses 6 itinéraires, la GTA vous propose une expérience de l'itinérance à votre mesure au cœur des Alpes ! Explications et décryptage par son directeur, Guy Chaumereuil.

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L'association de "la Grande Traversée des Alpes" fut créée en 1971, sous l'impulsion de Philippe Lamour, alors maire de Ceillac (Hautes Alpes). Point de départ de l'aventure, une idée qui pourrait sembler simple 40 ans plus tard. Elle était pourtant révolutionnaire.

Soucieux de préserver des territoires frappés par l'exode rural, Philippe Lamour propose d'associer des hébergements aux tracés de randonnées pédestres déjà existants. Il promeut ainsi des produits sur-mesure, adaptés aux besoins et aux désirs des randonneurs.

Comme le résume Guy Chaumereuil  « Philippe Lamour a inventé le développement durable en montagne ! Il a créé le GR5 et l'association qui porte son nom : La Grande Traversée des Alpes » Depuis, les circuits et les publics ont bien évidemment évolué mais l'esprit initial demeure : rendre accessible au plus grand nombre l'itinérance et le voyage au cœur des territoires alpins.

Journaliste spécialiste de la montagne pendant plus de 30 ans pour les antennes de Radio France, ancien rédacteur en chef de Montagnes Magazine et Directeur Général du Club Alpin Français, Guy Chaumereuil est depuis 2007 directeur de la GTA. Rencontre avec une personnalité emblématique de la Montagne Française.

France Montagne : 40 ans après sa création, comment pourrait-on définir la GTA ?
Guy Chaumereuil : C'est un opérateur public qui propose aux amoureux de la montagne six voies royales pour découvrir les Alpes. La Route des Grandes Alpes, la Via Alpina, Les Routes de la lavande, les Chemins du Soleil, la GTA/GR5 et la Sentinelle des Alpes. Ce qui nous caractérise, c'est la découverte de ce massif alpin en pratiquant l'itinérance, sans qu'elle soit uniquement réservée aux grands voyageurs. L'itinérance commence lorsque l'on décide de partir deux jours, avec une nuit hors de chez soi !

FM : Six voies royales et des possibilités multiples pour les aborder, en fonction de ses envies, de ses possibilités ou de son temps disponible...
GC : C'est voyager dans les Alpes, de quatre manières différentes sur six itinéraires.

Si l'on souhaite découvrir les Alpes en « panoramique », sans trop d'effort, il faut prendre la "Route des Grandes Alpes". 700 kilomètres en voiture ou en moto, entre Thonon-les-Bains et Menton. Cet itinéraire permet de découvrir seize cols mythiques et les panoramas les plus emblématiques. Du Léman à la Méditerranée, La Vanoise, les Ecrins, le Mercantour... C'est idéal en famille, avec des enfants en bas âge. On peut aussi faire cette route en vélo pour une approche plus sportive. Les amateurs de patrimoine se tourneront plutôt vers le circuit des "Sentinelles des Alpes" et ses 40 fortifications.

Si l'on désire une approche plus « nature », au rythme de ses pas, il faut emprunter le GR5 ou la Via Alpina. Les circuits peuvent s'adresser aux gros marcheurs comme à des familles souhaitant seulement randonner sur deux ou trois jours.

FM : Des propositions de circuits à pieds, en vélo, en voiture ou en  moto,  avec à chaque fois des propositions d'hébergements adaptés ?
GC : C'est cela. Mais attention, nous ne sommes pas une agence de voyage, nous ne prenons pas de réservations.  Nous sommes « assembleur », et notre univers concerne les Alpes dans leur globalité. Nous construisons ces six itinéraires, avec nos huit cent  partenaires. Les Communes, les Offices du Tourisme, les guides, les refuges du CAF, les deux cent  hébergements. Nous faisons en sorte qu'un itinéraire soit un vrai voyage, que tout soit cohérent et organisé tout long du parcours choisi. Il est possible de le construire sur place, auprès des offices de tourisme qui offrent tout la documentation nécessaire, ou en amont via notre site Internet.

FM : Il est bon de rappeler que ces propositions s'adressent à tous les publics...
GC : Nous avons bien conscience que l'itinérance n'est pas une démarche évidente pour tout le monde. Bien sûr, nous nous adressons à ceux qui la pratiquent déjà, qui recherchent des aventures inédites à travers les Alpes. Pour qui souhaite marcher 15 jours sur le GR5 ou faire une semaine de vélo. Mais nous nous adressons aussi à un public plus large, plus urbain.

Paris n'est qu'à 3 heures de Grenoble ou Chambéry ! Aller d'un refuge à un autre via le GR4, sur un circuit en balcon sans trop de dénivelés c'est déjà de l'itinérance. Prendre sa voiture pour aller visiter un fort, puis découvrir une fromagerie le lendemain en Vanoise c'est aussi de l'itinérance !

FM : Un rendez-vous vous semble-il caractéristique de cette découverte des Alpes accessible à tous ?
GC : Bien sûr. Cet été, au cours de six week-ends, nous relançons « la Route des Grandes Alpes en Fête », en collaboration avec les Offices de Tourisme des stations partenaires.

Au sommet de six cols, il sera possible de laisser son véhicule et de retrouver un accompagnateur en montagne. On le suivra sur un sentier facile pendant vingt ou trente minutes pour découvrir avec lui une chapelle, un autre point de vue, un biotope...  C'est assez représentatif de ce qu'est pour nous l’itinérance. Ce n'est pas seulement aller d'un point A à un point B. Mais c'est profiter de ce mouvement pour rencontrer des territoires, des paysages, des hommes. L'itinérance c'est aussi et surtout savoir s'arrêter.

Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site de la Grande Traversée des Alpes.

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