Handiski dans tous les massifs français
Des Alpes du Nord à celles du Sud, en passant par les Vosges, le Massif central ou les Pyrénées, tous les massifs ont désormais une offre à destination des personnes handicapées. Certaines stations se sont même faites le porte-drapeau du “ski pour tous”. Petit tour d’horizon du handiski en France.
“On essaye de s’adapter à tous, car tout le monde a le droit d’avoir des sensations de glisse. Il faut que les personnes handicapées se sentent bien accueillies, qu’elles repartent avec de bons souvenirs en se disant : ce sport, c’est pour moi !”, affirme Jean-Michel Falgoux, directeur de l’ESF de Super-Besse (Massif central). De nombreuses stations, partageant cet état d’esprit, proposent du matériel et un enseignement adapté.
Les moniteurs qui le souhaitent peuvent suivre une formation auprès de leur syndicat, avec différents modules suivant le handicap : handicap mental, langue des signes, guide pour malvoyant, pilotage des fauteuils-skis… Certaines écoles ont une bonne proportion de moniteurs formés, comme Valberg, dans les Alpes-Maritimes (4 moniteurs sur 25), ou Peyresourde, dans les Pyrénées (6 sur 60).
Les personnes en fauteuil utilisent différents types de matériels pour pratiquer le ski assis. Deux marques (Tessier, et GMS) et une dizaine de modèles (de la plus grande dépendance à une relative autonomie) se partagent le créneau. Les personnes ayant conservé le plus de capacités physiques peuvent skier avec un uniski ou un dualski, tandis que celles qui ont besoin d’être pilotées adoptent souvent le tandemski, guidé par un moniteur ou un accompagnant. Ces différents modèles permettent d’emprunter la plupart des remontées mécaniques (sauf en général les télécabines).

Sponsors ou associations
Mais ce matériel coût cher : environ 4 000 € pour un tandemski, par exemple. Dans la plupart des écoles de ski, le prêt du matériel est gratuit, le tarif du cours particulier restant le même que pour un valide. Les ESF recherchent donc d’autres modes de financement : soit des sponsors locaux, comme Autrans, en Isère — qui a réussi à mobiliser bon nombre d’entreprises du Vercors —, soit une association locale, qui se trouve bien souvent à l’origine de la sensibilisation des moniteurs à la question.
Ainsi à Combloux (Haute-Savoie), l’association Ski assis évasion a été crée en 1995 par Yves Mathelin, ancien guide et secouriste, devenu paraplégique à la suite d’un accident en montagne. Cette association possède une large gamme de matériel, qu’elle met à la disposition de l’ESF, et elle intervient pour former les moniteurs de toute la France au handiski.
De même, à La Plagne (Savoie), l’association Antenne Handicap a été créée en 1997 par Marc Gostoli, moniteur de ski concerné par le handicap dans sa famille. Marc Gostoli a développé son propre matériel, et l’association propose aujourd’hui une offre complète, comprenant le matériel, les cours de ski, ainsi qu’une liste d’hébergements adaptés dans la station.
À Gérardmer (Vosges), un ancien moniteur de ski devenu handicapé a, lui aussi, fondé une association — Vosges handiski évasion — qui a mis cette activité à l’honneur dans la station. À tel point qu’une étape de la coupe de France handiski y a été organisée !
Toutes ces stations font le même constat : la demande s’accroît. Raphaël Serve, responsable du pôle handiski à l’ESF de Méribel (Savoie), note : “Nous proposons du matériel adapté depuis une dizaine d’années, mais depuis trois ans environ, cela décolle. Le nombre d’heures de cours augmente de 20 % chaque année”.
Pour faire connaître cette offre, les stations utilisent Internet, à l’image de Serre-Chevalier (Hautes-Alpes), qui recense sur son site le matériel adapté de la station, mais aussi les hébergements et les autres activités accessibles. Car un séjour au ski est un tout !
Actumontagne pour France Montagnes
Photos DR
Les autres articles Forme/Santé
Les stations s’adaptent aussi au handicap mental !
Près de 15% des 43 000 licenciés de la Fédération française de sport adapté font du ski. Et certains deviennent même de vrais champions. Stations et écoles de ski s’ouvrent aussi peu à peu à cette pratique. Zoom sur quelques belles expériences.
La lutte contre le froid s’organise
Le froid est là, avec son lot de désagréments pour notre peau. Le soleil en altitude et le vent n’arrangent rien. Alors on prévient, on réagit et après le ski on fonce au spa.
Bien-être
Marcher, un temps pour soi. Vous souhaitez profiter des bienfaits de l'altitude pour prendre une pause, pour vous ressourcer le corps comme l'esprit. Vous en rêviez ? Ne rêvez plus, les stations de montagne vous proposent de recharger les batteries en pleine nature.
Les autres articles du Webzine
La viticulture héroïque
Pareil à Sisyphe, le viticulteur arpente son bout de rocher où la cagnasse ne cesse de rouler. Travail sempiternel qui n’a de récompense que le génie du vin. On peut la qualifier d’héroïque, cette viticulture qui s’exerce à des altitudes de plus de 500 mètres ou sur des pentes fortes de 30% et plus. Elle demande une implication de l’homme bien plus importante qu’en plaine. Une vieille occupation
8 trous au sommet
Les golfs de montagne sont techniques et sportifs. Ils offrent de magnifiques points de vue sur les sommets environnants.
Une grange à vivre en Haute-Savoie
Pierre et Catherine cherchaient depuis longtemps une maison qui leur ressemble. Ce couple était à la quête d’un lieu à vivre qui ait une âme, avec de l’espace, beaucoup d’espace… Un rêve difficile à débusquer dans la région de Genève ces dernières années. Mais, un jour, Catherine entend parler d’une grange située de l’autre côté de la frontière, en France. Dans un petit hameau, à l’entrée de Veigy, en Haute-Savoie.







Forme/Santé (1)




Disponible sur
Fil RSS

Avis des internautes[0 avis]