25.04
2016 Nature et découverte

Elles sont régulièrement empruntées par le Tour de France et attirent chaque été les cyclistes du monde entier. Mieux vaut être un minimum entraîné pour emprunter le sillage des plus grands champions cyclistes mais, les paysages sublimes qu'elles dévoilent récompensent de tous les efforts.

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Le Portet d’Aspin (1489 m)

A l’instar du Tourmalet, le col d’Aspin est l’un des grands classiques du Tour de France, qui l’a escaladé à 71 reprises. Thomas Voeckler fut le dernier à le franchir en tête, lors de la 16e étape du Tour de France 2012 (Pau / Bagnères-de-Luchon), qu’il allait remporter après avoir passé les quatre difficultés du jour en première position (Aubisque, Tourmalet, Aspin et Peyresourde). L’ascension la plus difficile démarre d’Arreau (12 km à 6,7 %). Elle est marquée par la présence irrégulière de feuillus au bord de la route, dans une montée en lacets à travers les prairies bucoliques. Depuis Sainte-Marie-de-Campan (12 km à 5 %),  l’ascension est plus irrégulière, avec une dernière portion plus difficile (à partir de la station de ski de et le lac de Payolle, à 1100 m d’altitude).

Le Col du Grand Colombier (1498 m)

S’il n’a été emprunté qu’à une seule reprise par le Tour de France (en 2012), le col du Grand Colombier n’en est pas moins redoutable. Ses quatre routes d’accès offrent toutes des ascensions de près de deux heures à des cyclos moyens : 15,9 km à 7,87 % depuis Artemare ; 18,3 km à 6,89 % depuis Culoz ; 15,7 km à 7,97 % depuis Anglefort ; 19,2 km (à 6,75 % sur les 15 derniers kilomètres) depuis Champagne-en-Valromey. Ce géant du Jura  - situé à la frontière avec le département de la Savoie - offre depuis son sommet une vue à couper le souffle sur le lac du Bourget.

Col de Peyresourde (1569 m)

Situé à proximité de la station de ski de Peyragudes, le col de Peyresourde se caractérise par le tapis de mousse qui recouvre les alpages au milieu desquels serpente la route. Pour l’ancien directeur du Tour de France, Jean-Marie Leblanc, «cette montée donne envie de se coucher dans l’herbe, à côté des moutons et des vaches» ! Gravi à 65 reprises par les coureurs du Tour de France, il présente une longueur de 9,9 km côté Ouest (à 6,6 % de pente moyenne) et de 15,3 km côté Est (à 6,1 % de pente moyenne). Mais la pente irrégulière (avec des passages à 12 % de chaque côté) et le vent qui y souffle fréquemment en rafales, rendent son ascension plus délicate que ne le laissent entendre les chiffres bruts.

L’Alpe d’Huez (1803 m)

On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais la première visite du Tour de France à l’Alpe d’Huez, en 1952 ne fut suivie que par une poignée de fans. Par la suite, cette ascension allait devenir un haut lieu de la plus grande course cycliste du monde. Dans les 21 lacets numérotés de l’ascension – sur chaque panneau est inscrit le nom d’un vainqueur de l’Alpe d’Huez, avec l’année correspondante – ce sont désormais quelque 500 000 personnes qui se massent, n’hésitant pas à venir s’installer plusieurs jours à l’avance. L’été, quelque 1000 cyclistes (5000 par jour la semaine du Tour) se lancent quotidiennement à l’assaut des 13,1 km d’ascension, à 8,19 % de moyenne. Au niveau international, l’Alpe d’Huez est plus célèbre pour les 21 lacets de sa route d’accès que pour ses 250 km de pistes de ski !

Le mont Ventoux (1912 m)

Visible à 100 km à la ronde, le sommet du mont Ventoux semble perpétuellement enneigé, même en plein été. Cet aspect quasi lunaire, conséquence d’incendies de forêt répétés et du déboisement entamé au Moyen-Age, expliquent son surnom de « mont Chauve ». A peine plus dure sur le papier (21,5 km à 7,22 %, contre 21,2 km à 7,15 %), l’ascension depuis Bédoin, sur le versant Sud, est incontestablement plus renommée que celle du versant Nord, depuis Malaucène. Il faut dire que 12 des 15 ascensions du Tour de France ont eu lieu depuis Bédoin, contre deux pour le versant Nord et une seule par le flanc Est, depuis Sault. Celui-ci, de loin le plus facile (25,7 km à 4,5 %), rejoint la route de Bédoin au niveau du chalet Reynard, à 6 km du sommet.

Le Col de la Croix de Fer (2067 m)
Bien davantage que sa pente moyenne (27,53 km à 4,7 % sur son versant Isérois, depuis le barrage du Verney ; 30 km à 5,07 % depuis Saint-Jean-de-Maurienne, côté Savoie), c’est l’irrégularité de son ascension, combinée à sa longueur, qui rend la Croix-de-Fer si difficile à escalader. Le cycliste qui se lance à l’assaut de ce classique du Tour de France (16 passages depuis 1947) est toutefois récompensé par un défilé de paysages splendides : cascades qui plongent vers la vallée, le barrage de Grand-Maison, les aiguilles de l’Argentière sur le flanc isérois ; les Aiguilles d’Arves et la chaîne de Belledonne lorsqu’on grimpe depuis Saint-Jean-de-Maurienne.

Le col du Tourmalet (2115 m)

Son nom a beau signifier « mauvais détour », ce géant des Pyrénées n’en est pas moins le col le plus souvent escaladé dans l’histoire du Tour de France (79 fois). A l’occasion de la première visite de la Grande Boucle, en 1910, Octave Lapize – qui avait fait une bonne partie de l’ascension à pied, en poussant son vélo – n’avait pas hésité à traiter les organisateurs « d’assassins ». Aujourd’hui, un cycliste de niveau moyen met environ deux heures à l’escalader, que ce soit par son flanc Ouest (17,2 km à 7,4 % depuis Sainte-Marie-de-Campan, via la station de La Mongie) ou par son flanc Est (18,8 km à 7,4 %  depuis Luz-Saint-Sauveur, via Barèges).

Le col de l’Izoard (2360 m)

Quand on évoque l’Izoard, on pense d’abord aux éboulis dominant la route, qui, à l’instar du mont Ventoux, donne à l’endroit un aspect lunaire. La présence de pitons de cargneule (une roche locale de couleur sépia) renforce la dimension austère de cette « Casse Déserte » située à un peu plus de 2 km du col, sur le versant Sud. C’est celui-ci (15,9 km à 6,9 %) qui a été le plus souvent escaladé, lors des 33 passages du Tour de France. En 2011, Andy Schleck, alors 4e du général, y lança une offensive à 60 km de l’arrivée, qui allait lui permettre de remporter l’étape. Le versant Nord du col, depuis Briançon, propose une escalade de 19,2 km à 5,92 % de moyenne.

Le col du Galibier (2642 m)

Avec 58 passages, le col du Galibier figure parmi les grandes ascensions « classiques » du Tour de France. Cette année encore, il sera le sommet le plus haut franchi par le peloton, à l’occasion de l’étape Modane – l’Alpe d’Huez. Si le versant Sud (8,52 km à 6,9 % depuis le col du Lautaret) est loin d’être une sinécure, que dire alors du versant Nord, avec ses 18,1 km à 6,9 %, les kilomètres les plus difficiles étant concentrés sur la fin ? C’est sur ses pentes que Marco Pantani construisit sa victoire finale en 1998.

Le col de l’Iseran (2770 m)

Ce col, permettant de relier les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, peut se targuer d’être le plus haut col routier des Alpes. Avant d’y construire une route – inaugurée en 1937 – le col de l’Iseran fut d’abord le théâtre de tant de mystères et de drames qu’il fit naître à Bonneval-sur-Arc(point de départ de l’ascension du versant Sud) l’adage suivant : « Si tous les gens qui sont morts sur l’Iseran se tenaient par la main, ils formeraient une chaîne d’ici à Val d’Isère ». Aujourd’hui, le col de l’Iseran est une terre bénie des touristes. Il permet l’accès au domaine de ski d’été de Val d’Isère (sur le glacier du Pisaillas), et bien sûr deux superbes ascensions à vélo : 48 km à 4,1 % depuis Bourg-Saint-Maurice sur son flanc Nord (dont 16 km à 5,8 % depuis Val d’Isère) ou 13,4 km à 7,3 % depuis Bonneval-sur-Arc, sur le versant Sud.

Col de l'Izoard ©Martin Léger

Col du Galibier ©ASO

Montée du mont Ventoux ©A.S.O

peloton montée au Col du Glandon ©A.S.O

Montée vers l'Alpe d'Huez ©A .S.O

Col de la Croix-de-fer© A.Gros

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