21.03
2012 Activités

Une balade en moto neige vous permet de concilier sensations fortes et balades sauvages. Dans l’immense majorité des cas, cette activité se pratique après la fermeture des pistes de ski, à la tombée de la nuit. Dépaysement garanti.

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A l'assaut des grands espaces

Moto neige, skidoo, scooter des neiges… Les dénominations de cette moto montée sur des patins sont multiples, mais la première image qu’elle nous évoque est souvent unique : celle de chevauchées sauvages dans des grands espaces. Bien sûr, nous ne sommes pas au Canada ou en Laponie, mais la sensation de liberté qu’on éprouve en pilotant un scooter des neiges n’en reste pas moins intense. « A la Féclaz, on évolue sur une boucle en forêt à l’écart des habitations, où ne croise pratiquement personne, si ce n’est parfois quelques lièvres ou chevreuils. On a vite le sentiment d’être seul au monde », considère Frédéric Boidin, de Tamaka, un prestataire basé à Aix-les-Bains qui propose cette activité également sur la station des Saisies. D’Avoriaz aux Deux Alpes, de Samoens à Praloup, en passant par Chamrousse, Valmeinier, Courchevel, Montgenèvre, les Arcs ou encore Auron, une sortie en moto neige est d’abord une promenade dans une ambiance conviviale. L’activité se pratique en effet nécessairement avec un professionnel, qui évolue en tête d’un cortège de plusieurs engins, afin de réguler l’allure. « Il est très important d’aller à un rythme le plus régulier possible, mais pas trop lent pour autant parce qu’on manque alors de motricité et on subit des à-coups. C’est pourquoi je demande à mes clients de bien respecter en permanence un écart de cinq mètres entre eux », explique Christian Rondeau, du centre pyrénéen de scooter des neiges, à Saint-Lary.

Une conduite des plus facile

Quid de la conduite ? « Elle est très simple. Pour accélérer, vous appuyez sur une gâchette avec le pouce, un peu comme sur un quad. Et pour freiner, on a des poignées comme sur un vélo. Il faut éviter de freiner trop brusquement et utiliser le frein moteur », détaille Christian Rondeau. En général, la vitesse oscille entre 20 et 60 km/h, « mais on a de vraies sensations de vitesse. L’accélération est très puissante, un peu comme sur une moto, on peut vite se faire tirer en arrière. Et quand on accélère beaucoup, la moto neige va avoir tendance à se mettre en travers. C’est pourquoi il est important de bien se caler dans le rythme du moniteur, qui sait parfaitement les endroits où il faut être vigilant et ceux où on peut lâcher les chevaux », conseille Frédéric Boidin.

La promenade avant tout

Si les sensations de pilotage peuvent plaire aux amateurs de moto, cette activité est davantage proposée pour son côté balade. De même, les afficionados des moteurs vrombissants risquent d’être déçus. « Les moto neiges sont aujourd’hui dotées de moteurs quatre temps, qui sont vraiment peu bruyants. Avec le casque sur les oreilles en plus, on entend à peine le moteur », assure Frédéric Boidin. Les balades ayant souvent lieu en nocturne, elles offrent un vrai dépaysement. « On passe en partie sur les pistes de ski alpin. Mais de nuit, les gens ne les reconnaissent pas ou peu. On peut aussi profiter d’une belle vue sur Saint-Lary et sur les villages environnants qui sont éclairés », précise Christian Rondeau.

Envie de vous lancer ? Sachez que vous devez avoir au moins 18 ans (21 ans dans certain cas) pour piloter une moto neige. Légalement, le permis de conduire n’est pas nécessaire. « Mais il est préférable de l’avoir pour des questions d’assurances », recommande Frédéric Boidin. Les passagers, de leur côté – on peut monter à deux sur une moto neige – doivent être âgés d’au moins 12 ans (14 ans dans certains cas).

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