25.01
2012 Activités

Envie de réveiller le Sébastien Loeb qui sommeille en vous, ou tout simplement d’apprendre quelques petites astuces qui pourraient vous être bien utiles pour vous sentir plus en sécurité sur route enneigée ? De nombreuses stations proposent aujourd’hui des cours de conduite sur glace.

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Faites vous plaisir

Si vous venez aux sports d’hiver, vous êtes probablement féru(e) de glisse. Pourquoi ne pas l’expérimenter ailleurs que sur les pistes de ski ? La conduite sur glace est dans ce cas une excellente solution. Cette activité attire deux types de public très différents : « ceux qui viennent pour se rassurer, dans l’optique de mieux maîtriser leur voiture lorsqu’ils (elles) seront amené(e)s à rouler sur route enneigée, et ceux qui ont envie de pouvoir s’amuser sur des petites routes peu fréquentées ou des parkings déserts », constate Guillaume Mauge, pilote instructeur qui exerce –entre autres – sur les circuits de Chamrousse et de Serre-Chevalier.

Quelles que soient vos motivations, vous devez savoir que la conduite sur glace n’a presque rien à voir avec celle sur l’asphalte. « Il faut déjà avoir à l’esprit qu’avec une adhérence faible, on ne peut pas diriger la voiture avec le volant. C’est le transfert de poids de l’arrière vers l’avant, grâce au freinage, qui permet de faire pivoter la voiture. En résumé, sur la glace, le frein sert à tourner, l’accélérateur à arrêter de tourner, alors que c’est le volant qui fait office de frein ».

Améliorer ses performances

Différents types de stages sont proposés, et ce dans toutes les écoles de pilotage. Les séances d’initiation – parfois appelées stages premier degré – sont essentiellement axées sur la sécurité : « On va apprendre à rouler sans glisser, à s’arrêter sur sol glissant, mais aussi à faire des têtes à queue. », détaille Guillaume Mauge. La plupart du temps, ces séances s’effectuent avec un instructeur pour deux élèves. « On apprend souvent plus vite quand on est passager, parce qu’on peut observer ce qu’il ne faut pas faire », poursuit le pilote instructeur. Vous pouvez aussi opter pour des stages plus poussés – de 4 à 8h généralement – si vous souhaitez vraiment « piloter » sur la glace. « Vous allez par exemple à rentrer dans le virage en freinant, afin de vous placer idéalement. Vous prendrez énormément de plaisir à glisser, même à faible vitesse, d’autant plus que chaque virage est toujours différent, selon la façon de l’aborder », affirme Guillaume Mauge.

La plupart du temps, vous apprendrez à piloter sur des voitures de types « traction » (2 roues motrices à l’avant, autrement dit la voiture de monsieur tout le monde). Dans des formules plus « avancées », vous avez également l’occasion de piloter des voitures de type « propulsion » ou « 4 roues motrices ». A noter que certaines écoles permettent également de conduire sur le circuit avec votre propre véhicule. Cela étant, ces stages ne vous transformeront pas en pilote du Trophée Andros – célèbre championnat de conduite sur glace dont les têtes d’affiches se nomment Alain Prost, Olivier Panis ou Jean-Philippe Dayraut – du jour au lendemain : « Les pilotes de l’Andros évoluent avec des voitures légères – 850 kilos, soit moitié moins lourd qu’un 4x4 ou une grosse berline lambdas – avec des pneus également deux fois moins larges et dotés de clous. Et ils ont 4 roues directrices. Au-delà de cette différence de matériel, la conduite sur glace requiert énormément de pratique, pour trouver le bon compromis entre la glisse et la non glisse », estime Guillaume Mauge.

Certaines stations qui accueillent le Trophée Andros (l’Alpe d’Huez, Serre-Chevalier et Isola 2000) mais aussi d’autres comme Tignes, Flaine, Chamrousse, le Val d’Allos ou Chamonix disposent d’un circuit permanent. Il existe aussi un circuit à La Quillane dans les Pyrénées. Alors bonne route, ou plutôt bonne glisse !

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