08.03
2016 Bons plans et conseils

Exposition à la lumière naturelle, augmentation des globules rouges, dépense énergétique plus importante, amélioration du système cardio-respiratoire, sécrétion d’endorphine… C’est un fait : les vacances en station, c’est bon pour la santé, et au printemps, on peut même décupler la dose de bien-être. Pour sortir de l’hiver en beauté et ne prendre que le meilleur de la montagne, c’est décidé : on suit les conseils de nos experts santé !

PUBLICITE

LES BIENFAITS DU SKI

Ski alpin ou ski nordique ?

Si certains ne jurent que par l’une ou l’autre discipline, du point de vue de la santé, « c’est uniquement une question de goût personnel », selon Michael Prüfer, médecin, médaillé olympique de l’épreuve de ski de vitesse (Albertville 1992). « Le ski nordique est un sport d’endurance, qui sollicite les muscles de façon régulière. Le ski alpin demande quant à lui plus d’intensité ». Pour chaque pratique, les effets sur le corps sont nombreux : amélioration des capacités cardio-vasculaires, de l'équilibre, de la coordination des mouvements, de l’agilité et de la concentration. D’un point de vue musculaire, le ski sollicite l’ensemble des muscles : mollets, fessiers, dos, épaules, abdominaux… Mais il ne faut pas non oublier « que c’est justement un sport à part entière. Il demande donc une véritable préparation physique et un accord médical, surtout à partir d’un certain âge. Sur le plan veineux, des contentions élastiques pour les sportifs permettront, avant et après l’effort, d’obtenir un retour veineux performant, surtout pendant la récupération. »

Faut-il privilégier certains aliments pendant cette période ?

Pour tenir toute la journée, le Docteur Michael Prüfer préconise « de démarrer avec des céréales le matin et de prévoir des biscuits (pour les sportifs ou non) dans une de ses poches. Pour les repas, tous les sucres lents (pâtes, riz…), permettent à l’organisme de constituer des réserves énergétiques qui seront disponibles pendant l’effort. » En effet, ces derniers n’entraînent pas de hausse trop brutale du pic de glycémie et seront donc utilisés à bon escient par les muscles, sans être stockés sous forme de graisse. L’hydratation pendant l’effort est également importante. « On pensera toujours à avoir avec soi une petite bouteille d’eau, ou à s’arrêter régulièrement pour se ressourcer. »

Et pour les seniors ? 

Pour le Docteur Michael Prüfer, « avec l’accord de leur médecin traitant, les seniors n’ont pas de raisons de se priver du plaisir de la glisse. Il y a toutefois un bémol, notamment pour le ski alpin. Le corps n’est plus aussi élastique à partir d’un certain âge et les blessures peuvent être plus fréquentes. Il convient donc de bien surveiller la vitesse des autres skieurs et de descendre dans des conditions raisonnables. » En revanche, le ski nordique, les promenades en raquettes et la marche nordique sont parfaitement adaptés et très bien tolérés. Cette dernière, préconisée par Michel Cymes dans son dernier livre « Vivez mieux et plus longtemps », se pratique selon lui « à tout âge, quelle que soit sa condition physique, seul ou à plusieurs ». Il permet « de solliciter les muscles de façon harmonieuse : les bras, les pectoraux, les épaules et le cou travaillent aussi, ce qui soulage les jambes et les fesses. Le corps s’en trouve tonifié, vous respirez mieux et accessoirement, vous appréciez la beauté du paysage. En résumé, la marche nordique est au sport ce que le Loto est au slogan publicitaire : c’est facile, c’est pas cher et ça peut rapporter gros côté santé ».

LES BIENFAITS DE L’ALTITUDE

Quels effets sur l’organisme ?

Passer quelques jours à la montagne présente de nombreux bénéfices pour l’organisme.  Les sportifs sont d’ailleurs coutumiers du fait, puisque l’altitude permet, entre autres d’améliorer ses performances. La raison est simple : à partir de 1300 mètres, l’oxygène est plus rare et le corps se retrouve donc en hypoxie. Pour compenser cette perte, la ventilation pulmonaire va s’accélérer et le taux d’hématocrites, donc de globules rouges, va augmenter dans les jours suivants. Leur rôle étant de faciliter le transport de l’oxygène vers les muscles, l’oxygénation sera donc meilleure. L’air étant également plus sec à la montagne, les besoins hydriques seront plus importants. Quant au froid, puisqu’il favorise la dépense énergétique, les apports en glucides complexes, de préférence, seront majorés. 

LES BIENFAITS DE LA PREPARATION

Comment se préparer ?

Chaque cours de sport demande toujours un minimum d’échauffement et de préparation. La raison ? Rupture du ligament croisé, claquage, tendinite… Il s’agit tout simplement d’éviter les blessures. Que l’on passe deux ou dix jours sur des skis, il est capital de ne pas omettre cette phase. Deux mois avant, le Docteur Michael Prüfer recommande donc de réaliser « une marche active d’une heure, idéalement trois fois par semaine, et le mois qui précède, de rajouter un footing une fois par semaine et des étirements, quel que soit l’âge. » Lorsque l’on pratique déjà une activité sportive et régulière, les risques de se faire mal diminuent. Cela étant cela ne dispense pas non plus.

Et les enfants, faut-il les préparer aussi ?

« Naturellement, le rythme de l’enfant sera plus doux que celui des adultes, qui cherchent souvent à dépasser leurs limites. Le corps de l’enfant, lui, s’arrête instinctivement. Il ne faut pas les pousser et les forcer à aller plus vite ou passer par des sentiers qui leur font peur. Ils doivent absolument avancer à leur rythme et prendre confiance petit à petit. Les préparer est malgré tout indispensable. Petit footing, marche active, vélo, trottinette, rollers… Pour le Docteur Michael Prüfer, l’idéal est de rendre le moment ludique ». 

LES BIENFAITS POUR LE MORAL…

C’est une question de luminothérapie et de hauteur. En montagne, la lumière naturelle est plus intense et les effets sont nombreux. Pendant l’hiver, de nombreuses personnes vont souffrir de dépression saisonnière, en grande partie due au manque de luminosité. En 1984, Norman Rosenthal, psychiatre américain, a prouvé qu’il existait un lien entre la lumière et la dépression, qui résulterait, entre autres, de la baisse du taux de sérotonine. Cette baisse de lumière pourrait aussi « expliquer un tiers des cas de troubles de l’attention (TDAH) chez l'enfant et jusqu'à 57 % chez l'adulte », selon les chercheurs du Research Institute Brainclinics (Pays-Bas). Les U.V, (même s’il faut aussi s’en protéger à la montagne en portant des lunettes de soleil et en appliquant une protection solaire), présentent donc un effet antistress naturel, mais permettent aussi de fortifier les os en favorisant la synthèse de la vitamine D, réguler l’horloge interne et donc favoriser le sommeil.

Par ailleurs, précise le Docteur Michael Prüfer, « à partir du moment où l’on pratique une activité qui demande de l’attention et une dépense énergétique plus importante, les effets anxiolytiques sont décuplés. C’est un bon point pour lutter contre la dépression. Le ski, pour son côté ludique, pourrait même devenir chez certains un décanteur. » À côté de cela, et c’est bien connu, le sport, lorsqu’il demande de l’endurance, devient quasiment addictif. La raison ? Pendant l’effort, le cerveau et notamment l'hypothalamus et l'hypophyse libèrent des endorphines. Généralement produites après un stress intense, elles le sont aussi après un effort prolongé. L’effet ? Une douce sensation d’euphorie. Certains parlent même de médicament antistress naturel. Aucune raison de se priver dans ce cas… 

Texte : @annesosecondi  / Photo : Pascal Lebeau

Informations utiles

A l'occasion du Printemps du Ski, plus de 40 partenaires proposent leurs offres pour les vacances de printemps.

Découvrez les offres

0 commentaires
2 votes

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et recevez nos newsletters