02.05
2016 Evénements et actualités

Neuf étapes de montagne en ligne (plus un contre-la-montre individuel en côte), 28 ascensions répertoriées en deuxième, première ou hors catégorie (contre 25 ces deux dernières années), quatre arrivées au sommet : le 103e Tour de France du 2 au 24 juillet, fait, peut-être encore plus que d’habitude, la part belle aux grimpeurs.

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Les Pyrénées encore avant les Alpes

Comme en 2015, les coureurs abordent les Pyrénées avant les Alpes. La première étape pyrénéenne (L’Isle Jourdain – lac de Payolle) ne comporte qu’une ascension (celle du col d’Aspin, 12 km à 6,5%), mais son sommet se situe à 7 km de l’arrivée, avec une descente particulièrement technique. Le lendemain, place à une étape très classique entre Pau et Bagnères-de-Luchon, avec les ascensions du col du Tourmalet (côté Luz-Saint-Sauveur), de la Hourquette d’Ancizan, du col de Val Louron-Azet et du col de Peyresourde. Avec la principale difficulté (le Tourmalet) placée en début d’étape et le sommet de la dernière ascension à 15 km de l’arrivée, il est malheureusement peu probable que cette étape donne lieu à une grosse explication entre les principaux favoris. Et ce d’autant plus que ces derniers voudront certainement en garder sous le pied en vue de la dernière étape pyrénéenne (Vielha Val d’Aran / Andorre Arcalis), avec cinq cols au programme, dont trois qui s’enchaînent dans les 45 derniers kilomètres.

Les massifs « intermédiaires » pour opérer la sélection

La montagne sur le Tour de France ne se résume pas aux Alpes et aux Pyrénées. Avant même d’aborder les Pyrénées, les coureurs auront eu l’occasion d’en découdre sur les pentes des routes du Massif Central, lors de la 5ème étape (Limoges – Le Lioran), avec notamment les rudes ascensions du Pas de Peyrol (5,4 km à 8,1 % dont les trois derniers km à plus de 11 % !), du col du Perthus (4,4 km à 7,9 %) et la montée plus roulante du col de Font de Cère (3,3 km à 5,8 %), dont le sommet ne se trouve qu’à trois kilomètres de l’arrivée. La 12ème étape (Montpellier – Mont Ventoux, le 14 juillet), devrait se résumer à une course de côte, mais quelle côte ! Avec ces 15,7 km à 8,8 % de moyenne, sous une chaleur souvent étouffante, le « Mont Chauve » devrait être le terrain de terribles affrontements entre les candidats au maillot jaune. Un troisième massif « intermédiaire » (le Jura) sera visité, lors de la 15ème étape entre Bourg-en-Bresse et Culoz. Une étape très casse-pattes, sans un seul kilomètre de plat, avec en point d’orgue la « presque » double ascension du Grand Colombier (la première jusqu’au sommet – 12 km à 6,8 % -  la seconde par un autre versant, jusqu’à mi-pente – 8,4 km à 7,6 %), avant de redescendre sur Culoz (à 14 km).

Les Alpes en juge de paix

Difficile de désigner une étape-reine des Alpes, tant le programme des quatre étapes qui y sont prévues est corsé. Ce massif sera abordé au lendemain de la deuxième journée de repos, avec une étape 100 % suisse entre Berne et le barrage d’Emosson. Elle pourrait créer de gros écarts entre les favoris, avec l’enchaînement des cols de la Forclaz (13 km à 7,9 %) et la montée du barrage d’Emosson (10,4 km à 8,4%), seulement entrecoupé par une descente de 7 km. Le lendemain, place à un contre-la-montre de 17 km entre Sallanches et Megève, dont 11 km de montée, notamment via la célèbre côte de Domancy (2,5 km à 9,4 %), celle-là même où Bernard Hinault avait assommé ses rivaux lors des championnats du monde 1980 à Sallanches. Les deux autres étapes alpestres en ligne ne sont pas à négliger. Celle reliant Albertville à Saint-Gervais propose quatre cols : la Forclaz de Montmin (9,8 km à 6,9 %), la Forclaz de Queige (5,6 km à 7,8 %), la montée de Bisanne, assurément l’une des 5 plus dures de Savoie (12,4 km à 8,2 %) et l’ascension finale vers St-Gervais Mont-Blanc Le Bettex (9,8 km à 8 %), au sommet de laquelle Christopher Froome avait forgé sa victoire dans le Critérium du Dauphiné 2015. L’étape entre Megève et Morzine, à la veille de l’arrivée à Paris, comporte elle aussi quatre cols : les Aravis par Flumet (6,7 km à 7 %), la Colombière par le Grand-Bornand (11,7 km à 5,8 %), la Ramaz par Mieussy (13,9 km à 7,1 %) et le terrible col de Joux-Plane (11,6 km à 8,5 %).

 

©Actumontagne

 

Crédits photos : Tour de France ©ASO

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