19.12
2011 Style

Deux des huit hôtels français ayant obtenu l'appellation "Palace" lors de la première parution du classement en mai 2011, sont installés à Courchevel : Le « Cheval Blanc » et « Les Airelles ». «Soit 25% des palaces français» comme se plaît à le dire la luxueuse station alpine, qui détient déjà la plus forte concentration au monde d’hôtels de luxe à la montagne.

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Plus qu’une appellation, la distinction Palace représente le Graal de l’hôtellerie de luxe. Créée pour mettre en avant "l'excellence à la française" face à une rude concurrence internationale, elle prolonge la réforme du classement hôtelier, mise en place par la loi de modernisation des services touristiques qui a créé une cinquième étoile en juillet 2009.
Car parmi tous les hôtels  5 étoiles que compte la France, certains méritent encore une distinction supplémentaire due à leurs caractéristiques réellement exceptionnelles.

Le fameux plus qui fait la différence

Atout France, l’organisation de promotion touristique chargée du dossier par le ministère du Tourisme procède à une évaluation en deux phases. La première est basée sur des critères très concrets, simples à vérifier : taille minimale de chambre, nombre de suites, personnel polyglotte, existence d’un service de conciergerie, d’un spa
Ensuite, un jury formé de personnalités issues du monde des lettres, des arts, de la culture, des médias et des affaires, nommées par le ministre chargé du tourisme, juge sur des critères plus subjectifs. Car d’après le président de ce  jury, l'académicien Dominique Fernandez : « le palace fait partie  des lieux qui sont une sorte d’enchantement par les fantasmes qu’ils éveillent et les souvenirs qu’ils évoquent, le client y plonge comme dans une sorte de roman ».
Une part des Palaces s’apprécierait alors par l’émotion qu’ils procurent ?  Il fallait donc « juger » du caractère exceptionnel, de la localisation de l’établissement, de son architecture, de l’esthétique, la légende, l’histoire, la personnalité unique de l’établissement, etc.

Huit établissements ont ainsi pour le moment conquis le jury, mais une nouvelle vague de distinction est attendue fin 2011. Il se murmure en station que de nouveaux hauts lieux du confort, de Courchevel et des montagnes environnantes auraient de grandes chances de figurer sur la prochaine liste…
En attendant, petit aperçu de ces deux joyaux, situés à quelques mètres mais dont l’histoire et le style diffèrent totalement.   

Les Airelles, un paradis né d’un conte de fée

L’histoire de l’incroyable Raymonde Fenestraz, qui de sa ferme natale regardait les « touristes » grimper jusqu’au village de Courchevel. Elle décide à  17 ans de vendre une vache qu’elle avait reçue comme dote de son père, pour partir au Royaume-Uni y apprendre la langue et les bonnes manières des « Ladies ». À son retour, elle s’installe à Courchevel 1650 et travaille dans une agence immobilière. Deux ans plus tard, elle la rachète…
En 1988, celle que tous appelaient désormais « Madame » décide de bâtir un « château des neiges » dans le Jardin Alpin, où elle avait acquis un bâtiment sans âme. Elle créa Les Airelles, qui sera le siège du comité olympique en 1992 et lieu de villégiature de la princesse Anne d’Angleterre et du prince Albert de Monaco. Pour rénover ce Palace racheté en 2007 par Stéphane Courbit, l’architecte décorateur Christophe Tollemer, a su en écouter l’histoire et en imaginer harmonieusement son prolongement.

Le Cheval Blanc : palace moderne des neiges

Ce palace, griffé LVMH, devait à l’origine être le mazot familial de Bernard Arnault lui-même, amoureux de la station chic. Mais n’ayant pas eu l’autorisation de créer un lieu privé, il en fit donc un hôtel, à l’image de ce qu’il aurait aménagé pour lui ; le nom faisant  référence au célèbre grand cru bordelais dont il est propriétaire.

Un palace moderne et design qui ne tente pas de se la jouer chalet et apporte, dans un esprit contemporain, la sophistication et le raffinement qu’attend la clientèle de « Courch ».
Ici une large place est donnée à l’art, avec des photos de Karl Lagerfeld dans les chambres, des œuvres d’Isaac Julien, Walter Niedermayr, Macduff Everton… ainsi qu’un immense et majestueux Cheval de Troie de Bruno Peinado au cœur du Jardin alpin. Immanquable !

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