08.07
2013 En famille

Une randonnée pédestre au cours de laquelle vous êtes harnaché(e) à un chien, tel est le principe de la cani-rando. De nombreux prestataires proposent cette activité dans les stations françaises. Elle est idéale pour donner le goût de la randonnée aux enfants, et permet aux adultes de s’aventurer sur de nouveaux chemins.

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« C’est quand qu’on arrive ? » Quel parent n’a jamais entendu cette rengaine lancinante de la part de son bambin, lors d’une balade en montagne ? Il est vrai que la beauté des paysages n’a pas le même pouvoir d’attraction sur les p’tits bouts que sur les adultes. Dès lors, la cani-rando constitue un excellent moyen d’amener les enfants à pratiquer la randonnée, et ce sans risquer de les dégoûter. « Qu’ils aiment ou non la randonnée pédestre, les enfants sont focalisés sur leur relation avec le chien », note Mathias Bernal, le gérant de « Hors Trace Aventure », qui propose de la cani-rando pour les enfants âgés de 8 à 17 ans, à Plagne-Montalbert (Savoie). Fabrice Talvat, un prestataire installé à Pierrefontaine-les-Varans, à quinze minutes de route de Métabief (Doubs), abonde dans le même sens, mais précise tout de même qu’ « il est préférable que l’enfant soit capable de marcher deux heures ». Sachez que Fabrice Talvat, comme nombre de ses confrères, propose l’activité aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

Concrètement, la cani-rando se pratique avec une grosse ceinture assez large, qui fait le tour de la taille et est reliée au harnais du chien par une longe élastique dotée d’un amortisseur permettant d’absorber les chocs. Que les moins sportifs d’entre vous se rassurent : la cani-rando n’est pas une course. « On marche au rythme de l’humain, et non du chien. On lui donne généralement deux ordres : Ok les chiens ! pour démarrer, et Oh ! ou Slow ! pour le faire ralentir. Dans ce dernier cas, c’est bien de se pencher en même temps en arrière pour tirer sur la longe », détaille Fabrice Talvat.

On avale les dénivelés sans s’en rendre compte

La relation avec le chien est une composante essentielle de la cani-rando. Pour Mathias Bernal, l’intérêt majeur de cette activité réside même dans sa dimension pédagogique : « Je l’utilise comme prétexte à des cours d’éducation canine pour les enfants. Je leurs apprends les comportements des chiens en meute – les rapports dominants / dominés – et les bases du métier de musher. J’essaie aussi de leur faire comprendre qu’on doit assumer un chien dans les bons comme dans les mauvais moments, et que les chiens n’ont pas les mêmes réactions que les humains face à l’autorité ».

La dimension sportive n’est pas pour autant laissée de côté. « En montée, les chiens apportent une aide non négligeable. J’ai de nombreux clients qui me disent qu’ils ne se seraient jamais attaqués à certaines montées raides en randonnée pédestre classique, alors qu’ils les ont gravies sans souci en cani-rando », raconte Fabrice Talvat. Il faut dire que les chiens utilisés sont souvent les mêmes que pour tirer les traîneaux l’hiver : groënlandais, huskies,etc. « Ils sont vraiment puissants. Pour les enfants de moins de 10 ans, je mets un chien pour deux enfants. Et je n’utilise pas mes malamutes, car ils sont trop puissants pour cette activité », poursuit Fabrice Talvat, qui est musher en hiver. Si la montée est facilitée – vous monterez d’importants dénivelés sans même vous en rendre compte - la descente est en revanche plus physique qu’en randonnée classique : « Il faut parvenir à ralentir un peu les chiens. Pour ça, on va marcher en canard, faire des petits pas ou encore fléchir les genoux, afin de faire baisser son centre de gravité et d’avoir plus d’adhérence au sol. L’idéal, c’est encore d’avoir fait une longue montée avant, comme ça les chiens sont un peu fatigués et ont moins d’énergie à revendre ! », conclut le gérant des « Attelages de la Roche Percée », à Pierrefontaine-les-Varans.

Cani rando : une marche qui a du chien

Texte ©Actumontagne

Photos : ©Mathias Bernal

Contacts :

Fabrice Talvat : - Les Attelages de la Roche Percée à Pierrefontaine-les-Varans (Doubs) : 03 81 56 30 04 / 06 81 30 77 42

Mathias Bernal – Hors Trace Aventure à La Plagne Montalbert (Savoie) : 06 12 78 50 05

Alexandre Begrand - Lungaïak à MIjoux (Jura) : 06 83 83 22 71

Thierry Gaule- Randogs à Chastreix près du Mont-Dore dans le massif central : 06.63.35.01.66

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