27.10
2016 Style

Véritable bûche de Noël dans la cheminée, pâté en croûte en forme de berceau, crèches vivantes… les traditions de Noël évoluent au fil des temps et des massifs montagneux.

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On a tendance à l’oublier, mais Noël est à la base une fête chrétienne. Donc les traditions de Noël font souvent référence à la religion, avec des spécificités propres à chaque massif.

Dans les Alpes du Nord, le pain de Noël était marqué d’une croix avant de le mettre au four. Une fois cuit, on le laissait sur la table pour montrer la présence du Christ, et on ne le mangeait qu’au Jour de l’An. De cette façon, on mettait la fournée (et la subsistance de la famille) sous la protection de Dieu.

La bûche de Noël, quant à elle, n’était pas le dessert que l’on connaît aujourd’hui. Dans la plupart des massifs, on mettait un arbre entier dans la cheminée le soir de Noël et on enflammait l’une de ses extrémités. On le poussait chaque jour dans la cheminée pour qu’il continue à brûler jusqu’au Jour de l’An. Si le bois s’éteignait avant le premier janvier, on y voyait un signe de malheur. La bûche actuelle est issue de cette tradition… même si on ne la garde pas jusqu’au Jour de l’An !

Dans le Vercors, on préparait pour Noël un pâté en croûte auquel on avait donné une forme allongée, comme un berceau, pour évoquer la naissance du Christ.

Le flambeau de la vie

Dans le Massif Central, une chandelle restait allumée pendant le repas sur la table familiale, le soir de Noël. Cette chandelle de Noël — symbole du flambeau de la vie passant d’une génération à l’autre — était précieusement conservée, et rallumée au matin du premier janvier et pour l’Épiphanie.

Dans les Alpes du Sud, le temps de Noël durait quarante jours, de la sainte Barbe (4 décembre) à la Chandeleur (2 février). Les villes et villages s’animaient de crèches vivantes, et le repas de Noël se terminait par treize desserts, évoquant Jésus et ses douze apôtres. À la Chandeleur, on défaisait la crèche et on rangeait les santons provençaux jusqu’à l’année suivante.

Dans les Pyrénées orientales, proches de la culture catalane, le pessebre est une crèche vivante, qui met en scène la Nativité, ainsi que des personnages plus populaires. Une tradition toujours d’actualité. Idem dans les Hautes-Pyrénées, où la messe est ponctuée de chants des bergers en occitan gascon de Bigorre.

Les Vosges, tout comme l’Alsace, représentent un haut lieu des marchés de Noël, où l’on trouve des denrées traditionnelles comme kouglof, bretzel ou christstolle. Le sapin de Noël, tradition profondément enracinée en Allemagne, a été introduit en France à partir de l’Alsace, comme symbole de la vie au cœur de l’hiver. Quant aux cadeaux, ils étaient offerts en Alsace et dans le Jura, par saint Nicolas (le 6 décembre), qui a été remplacé par le Père Noël.

Ainsi, les rituels évoluent, mais la magie de Noël traverse les époques…

©Actumontagne pour France Montagnes

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