22.03
2012 Activités

Près de 15% des 43 000 licenciés de la Fédération française de sport adapté font du ski. Et certains deviennent même de vrais champions. Stations et écoles de ski s’ouvrent aussi peu à peu à cette pratique. Zoom sur quelques belles expériences. 

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Les personnes souffrant de handicap mental ont aussi leurs champions en ski alpin et nordique ! « Cela fait 30 ans que la Fédération française de sport adapté se bat pour cela » résume Philippe Lucas, directeur sportif fédéral ski. Depuis 8 ans, le monitorat de ski de fond intègre une journée consacrée à l’accueil de ces personnes. Et depuis 6 ans, l’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme déploie un cursus complémentaire pour les moniteurs de ski alpin. Une cinquantaine d’entre eux a déjà suivi cette mise en pratique d’une semaine avec les enfants d’un institut spécialisé proche. « C’est une démarche personnelle. J’accompagne de tels enfants depuis 10 ans, mais je voulais parfaire ma pratique » témoigne Aurélien Emonet, l’un des deux moniteurs de Morillon (Haute-Savoie) formés.

Bien plus qu’un plaisir de glisse !

Depuis 2008, quatre collègues de l’ESF de Plagne Montalbert (Savoie) ont aussi suivi ce cursus, portant à neuf le nombre de ceux aptes à accueillir ce public ! Ventron (Vosges), Serre Che (Hautes-Alpes), La Norma (Savoie), Super Besse (Auvergne)… La liste des stations s’élargit chaque année. Dans les Hautes-Alpes, Franck Tonda, directeur de l’ESF, n’en démord pas : il faut donner la chance à tout enfant de chausser les skis. Tout est question de pédagogie, de patience, d’écoute et d’apprentissage personnalisé. Certains parviennent à dépasser leurs difficultés de concentration, de repère dans l’espace, de motricité et d’équilibre à l’instar de cette enfant suivie pendant 18 ans ! « Elle a fini avec une 2e étoile méritée et une capacité à descendre une piste rouge » sourit Franck Tonda ! Craignant pour la sécurité de leurs enfants, certains parents s’orientent plutôt vers le tandem ski pour leur permettre de découvrir le plaisir de la glisse. Mais la pratique en autonomie est plus bénéfique et valorisante. Physiquement et socialement. Encouragées par le militantisme fédéral, certaines stations s’ouvrent aujourd’hui plus largement à ce public.

Des sites très accessibles

Quelques unes proposent la gratuité d’accès à leur domaine : de ski alpin comme à Abriès ou de ski de fond et de raquette (une activité très accessible) comme au Plateau des Glières (Haute-Savoie) ou au Somport (Pyrénées Atlantiques) ! Et Lans-en-Vercors (Isère), partenaire officielle de la FFSA depuis un an, ouvre gracieusement ses pistes (alpin et fond) aux athlètes de l’équipe de France et s’est doté d’un domaine débutant alpin deux fois plus grand cet hiver. « C’est idéal. Pas trop en altitude, pas trop de pente, un chalet d’accueil tout proche» résume Philippe Lucas.Et lorsque l’offre est globale, les structures comme l’Anaé en Savoie refusent du monde !  « Les familles recherchent aujourd’hui du tout compris, avec hébergement et sports adaptés variés » note Bernard Loquais, son directeur. Ce centre d’accueil propose en effet du ski (alpin et fond), de la raquette et du chien de traineau (très demandés), du curling et même du patinage (sur luge) ! Patience, à Noel 2014, il devrait avoir doublé sa capacité en se dotant d’une cinquantaine de lits supplémentaires…

ACTUMONTAGNE pour France Montagnes

Photos crédit CDSA05 : Cette année encore, quatre stations des Hautes Alpes (Gap Bayard, Crévoux, Les Alberts, Larche) ont accueilli l'opération "Neige pour Tous", opération de promotion des activés sur neige pour personnes handicapées.

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