02.12
2010 Style

Des bienfaits de la redécouverte d'espaces naturels grandioses aux attentions portées par les stations françaises pour vous accueillir dans les meilleures conditions. Que nous soyons amateur de ski engagé ou de balades en raquettes, la montagne nous fait du bien… parce que nous en avons l'envie.

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La perspective du temps retrouvé

« Aller respirer le bon air de la montagne ! » Cette formule un peu désuète, ancrée dans l'imaginaire collectif, demeure pourtant plus que jamais d'actualité. Tous les sondages d'opinion en témoignent, nous souhaitons tous renouer avec la nature. Nous avons tous ce besoin d'espace, de perspectives et d'authenticité. L'envie simple de tourner le dos, au moins le temps d'un séjour, au stress pollué de la vie urbaine. La montagne semble la réponse idéale. Et si le premier de ses bienfaits résidait dans l'envie de s'y rendre ? Car, cette simple perspective de montagne nous fait – déjà - du bien. Se pencher sur l'élaboration d'un séjour, d'une journée de randonnée, choisir des activités ou un hébergement. Tous ces préparatifs sont finalement plus qu'une date cochée sur un calendrier. Mais bel et bien la perspective d'un temps retrouvé, souvent avec ceux qui nous sont proches. D'autres raisons évidentes abondent, tant elles paraissent pleinement cadrer avec la quête évoquée en préambule. Aller en montagne, c'est d'abord décider de s'élever, de quitter le cahot du trafic et l'effervescence des grandes agglomérations. Outre la perspective bien réelle de quitter la chape de pollution qui couvre la plupart des grandes villes françaises, les vertus de l'air montagnard s'expliquent simplement.

Grand air et petite enfance

Plus nous grimpons en altitude, moins l'oxygène est présent dans l'air. Notre organisme compense alors en augmentant notre taux d'hématocrite (nos globules rouges dans le sang). C'est ce mécanisme que recréent artificiellement les sportifs lors d'un dopage à l'EPO. La montagne « dope » donc notre organisme, mais naturellement et sans aucun risque pour notre santé. Bien au contraire… Lorsque nous renouons avec l'espace naturel montagnard, nous renouons aussi avec des sensations qui remontent à l'enfance. Un bain de jouvence perpétuellement renouvelé par le plaisir de la (re)découverte des éléments, des territoires, de leur faune et de leur flore… Aller en montagne, c'est aussi accepter de se plier au rythme de la nature et aux règles qu'elle nous impose. C'est respecter et se fondre dans un environnement, profiter pleinement de paysages grandioses quelles que soient nos pratiques. Comme si le temps d'une pause, skis ou raquettes aux pieds, nous acceptions simplement, et avec un plaisir non feint, cette sensation de nous sentir « tout petit » face à des paysages qui nous dépassent. Une mise en perspective salvatrice et régénérante, trop rarement accessible le reste de l'année.

Texte : Arnault Breysse

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