28.02
2017 Bons plans et conseils

Ils s’appellent Ouibus, Flixbus, ou encore Isilines et sillonnent les autoroutes de France depuis maintenant près de 18 mois. Nés de la très célèbre loi Macron (qui a permis la libéralisation des transports par autocars), ces bus affichent sur leurs sites web comme sur leurs carrosseries, des tarifs défiant toute concurrence pour traverser l’hexagone du nord au sud et au-delà de ses frontières. Cet hiver, ils sont partis à la conquête des stations. Explications.

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Avant 2015, les déplacements par autobus sur des liaisons régulières de longues distances étaient interdits. Impossible de relier Lyon à Marseille et encore moins Paris aux 2 Alpes. Si des liaisons internationales étaient autorisées pour les transporteurs (type Eurolines), elles ne devaient cependant pas représenter plus de 50 % de leur trafic et de leur chiffre d'affaires. Souhaitée par l’Autorité de la Concurrence, la libéralisation des transports à travers la loi Macron votée en 2015 a donc redessiné la carte des transports français. Et en stations aussi ! Aujourd’hui il est désormais possible de quitter la capitale à 18h et se retrouver au sommet des pistes alpines et pyrénéennes le lendemain matin à 9h !

  • Le coût : l’atout n°1

Nul besoin de séduire les voyageurs par une longue liste d’arguments : la force de ces liaisons en bus, se résume au tout petit prix affiché sur le billet. Ainsi pour l’aller Paris / Méribel il faut compter 30 euros, 9 euros pour relier Toulouse à St Lary Soulan ou encore 15 euros entre Lyon et Les Menuires. Des tarifs deux à trois fois moins chers qu’un trajet en train ou en voiture, qui intéressent particulièrement les petits budgets, jeunes et étudiants (selon une enquête publiée* en janvier 2017, 62% des voyageurs interrogés sont des ménages aux revenus inférieurs à 2000 euros net par mois). Un profil de jeunes voyageurs donc, qui optent davantage pour le bus low-cost sur les longs trajets au délaissent de plus en plus le covoiturage. Car si les coûts se valent pour ces deux modes de transport, les bus garantissent des départs à heure fixe, une réservation assurée de siège et peu de risques d’annulation de dernière minute, comme cela peut arriver en covoiturage. Et qui dit trajet vers les stations, dit aussi bagages volumineux. Là encore, la plupart des compagnies de bus remportent la bataille face au covoiturage, en autorisant le transport gratuit de deux bagages à main et deux bagages en soute par passager dont un équipement de sport (skis et chaussures par exemple) inclus.

  • Le choix de la dernière minute

Il neige le jeudi en station et le week-end promet poudreuse et ciel bleu ? Quelques clics et euros suffisent pour se retrouver sur les  pistes, skis aux pieds en moins de 48h. Un week-end à la montagne, sans avoir à payer le prix fort de la dernière minute, forcément ça plaît. Ainsi en quittant Paris à 20h le vendredi, rien de plus simple que de se retrouver à 8h du matin à l’Alpe d’Huez et d’avoir même le temps de prendre petit-déjeuner et forfait avant l’ouverture des pistes ! Et pour le retour, départ en soirée le dimanche pour une arrivé parisienne à 7h le lundi matin… Une bonne douche avant de regagner le bureau et c’est parti pour la semaine. Facile, économique et dans l’instant : la recette qui séduit les plus amoureux éloignés de la montagne.

  • La carte du « confort » face à la durée du trajet

Pour la plupart des liaisons en autocar low-cost, le trajet s’effectue de nuit et n’est pas du confort de tous. Malgré les éléments de communication vantant un voyage « bien-être » en autocar (largeur des sièges, dossiers inclinables, repose-pieds, liseuses individuelles et climatisation dans les bus), les seniors et familles avec jeunes enfants ne sont pas convaincus. La durée des trajets reste un gros point noir et le coût seul ne suffit pas à opter pour ce mode de transport. Chez les jeunes, les possibilités de voyage étant déterminées par l’aspect économique, les notions de confort et de durée de trajet deviennent secondaires. Ils sont cependant plus sensibles et réceptifs à des services proposés à bord comme le wifi gratuit et les prises électriques pour rester connectés. Ajoutée à cela, l’ambiance conviviale qui peut se créer au cours de trajet, facilitant rencontres sur la route et descentes de pistes ensuite !

Et lorsqu’on aime la montagne, on aime aussi la préserver : pour un trajet en bus plein, c’est 60 voitures en moins sur la route et donc, en station…

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