10.12
2010 Nature et découverte

Conscients de la fragilité de leur écosystème, les montagnards se sont efforcés, depuis toujours, de réduire leur impact environnemental. Pour préserver la beauté et la pureté de leurs sommets, les stations sont à la pointe de l’innovation en matière d’écologie et de développement durable.

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Un effort de tous

La vague verte ne s’est pas arrêtée dans les plaines, bien au contraire. Les stations de montagne, concernées par des écosystèmes fragiles, se devaient d’agir pour préserver les richesses naturelles qu'elles abritent. D’autant plus que le phénomène de dérèglement climatique concerne en premier lieu l’augmentation globale de la température et la baisse de la ressource en neige. Ne pas faire d’efforts reviendrait à risquer de perdre ce précieux trésor. Les actions se résument en trois mots clés : constats, actions et préventions.

L’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne a signé la charte nationale pour le développement durable des stations de montagne qui leur donne les outils pour un diagnostic et un plan d’action. Identifier les postes les plus gourmands en gaz a effet de serre, mettre en place les bonnes pratiques et évaluer la pertinence des actions menées.

En arrivant en montagne, le skieur ne verra pas une forêt d’éoliennes sur les cimes, ni des hectares de panneaux photovoltaïques sur les versants au soleil, mais cela ne veut pas dire que les stations ne font rien. Car le travail est fait en profondeur à tous les niveaux de la construction à la rénovation en passant par la mise aux normes de nombreux secteurs.

Construire l'avenir

La plupart des nouvelles constructions sont dites HQE (haute qualité environnementale) et sont conformes à l’accessibilité des personnes handicapées. Le tri des déchets s'installe partout. Les centres de traitement des eaux usées sont en cours de redimensionnement et le captage des eaux pluviales des toitures va être en partie redistribué sur les retenues collinaires ( petits lacs artificiels créés pour alimenter les canons à neige). Des digesteurs de boues d’épuration et de création de biogaz sont mis en place. On trouve des toilettes sèches sur les pistes et si certains câbles semblent balisés c’est qu’ils sont dangereux pour les oiseaux. L’énergie des remontées mécaniques est d’ores et déjà pilotée par ordinateur pour être optimisée, des contrats de fourniture d’électricité verte sont signés et, profitant des ressources forestières de proximité, des chaufferies à bois déchiqueté font leur apparition. Car, avant de parler d'impact zéro, il est indispensable de consommer mieux.

Réduire les transports

Mais le plus gros producteur de gaz à effet de serre, c’est le transport. De nombreuses stations ont fait leur bilan carbone et il devient indispensable de mieux maîtriser l'accès aux montagnes pour réduire les productions de CO2. Les transports internes (station intra-muros) et pendulaires (skieurs à la journée depuis les agglomérations voisines) sont de mieux en mieux gérés. Les navettes deviennent gratuites avec le forfait pour les skieurs, les saisonniers et les familles résidentes. De nombreux transports inter-stations ont été créés. Le « pass » bus + forfait est devenu monnaie courante dans la plupart des grandes agglomérations des Alpes. Les skieurs journaliers peuvent ainsi, pour un modeste surcoût au forfait, laisser tranquillement leur voiture en ville. Mais il existe aussi des solutions pour les vacanciers venant de loin, notamment grâce au package train/bus/location à la semaine. En évitant de prendre votre voiture pour rejoindre votre lieu de villégiature, vous minimisez votre impact sur l'environnement, pensez-y avant de partir. Bonnes vacances vertes dans le grand blanc.

Texte : Philippe Collignon
Photos : Philippe Royer

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